EN DEVELOPPEMENT
LE SOURIRE DE BEN M’HIDI
UN FILM DE OUAHID BENHALLA
SYNOPSIS

A la suite d’une bagarre dans une banlieue d’Alger qui se termine mal, Azzedine, un jeune Noir, est obligé de prendre la fuite et d’abandonner sa copine. Il se dirige vers Biskra, une ville des Aurès dans le Sud-Est Algérien.

Sabri, un jeune diplômé chômeur qui survie avec de petits boulots, habite seul dans une ancienne maison familiale prés de T’kout, un village entre Batna et le Sud. Il refuse de vivre dans l’ombre de son grand frère Omar, cadre d’administratif, qui agit en tuteur envahissant.

Les destins des deux jeunes hommes vont se croiser lorsque le taxi clandestin dans lequel voyage Azzedine tombe en panne au crépuscule. Impatient, ce dernier décide d’aller à pied vers le village le plus proche pour trouver un autre moyen de continuer son voyage.

C’est sur une longue route sinueuse de montagne que le jeune Noir rencontrera Sabri, qui l’hébergera chez lui pour la nuit. Arrivé chez Sabri, Azzedine remarque vite une photographie du révolutionnaire algérien Larbi Ben M’hidi. C’est autour de cette image éclairée par le sourire d’un homme qui bientôt mourra assassiné que Azzedine et Sabri débattront de l’oppression, de la liberté et du sens de la révolution. Ils découvrent ainsi une raison à leurs fuites respectives. Et c’est ce désir de fuite que viendront renforcer de jeunes musiciens qui achèvent leur répétition au moment où Azzedine et Sabri viennent à leur rencontre.

21. INTERIEUR JOUR-MAISON DE SABRI

Sabri marque un silence et reprend.

Sabri : « Mais là……sur ce visage, dans ce sourire troublant, ne voistu pas ! Même capturé et menotté par l’armée coloniale, cet homme est déjà ailleurs, depuis longtemps. Il est enchainé à un autre futur que la mort.»

Azzedine : « Lui…. lui il savait où il en était, ce qu’il devait faire et comment le faire.»-

Sabri« Ce regard est la trace de quelque chose de plus important … du devenir révolutionnaire.»

Azzedine : «N’est ce pas mort avec lui ?»

Sabri « Mais son image s’acharne sur moi, telle une mauvaise conscience.»

Azzedine : « Tu veux faire la révolution ? »

Sabri « Devant l’oppression, ne sommes nous pas assignés à la révolution ? »

Azzedine : « Tu tiens donc le meilleur tract pour ta révolution. »